M-59 Long-Tom

Kit AFV-CLUB AF35009- Échelle 1/35

Texte et photos Éric Peytavin

 

La marque AFV-CLUB s'est spécialisée dans le développement de modèles originaux. À ses débuts, les véhicules modernes furent à l'honneur comme le Chaparral, le M35A2 ... Puis, soudainement des canons d'artillerie apparurent sur le marché; M59 Long-Tom, Fh-18, PaK43 .... Le ton était donné pour la plus grande joie des modélistes.

Le montage

Rentrons dans le vif du sujet, ce petit article fait suite au précédent consacré à l'historique du M-59 Long-Tom (AF3509), paru il y a quelques temps.

La boîte est bien remplie, on retrouve 3 grappes de couleur beige. Le plastique est assez fragile et quelques pièces extrêmement fines demanderont toute votre attention. Personnellement, j'en ai cassé plusieurs, comme entre autres celles-ci : B34/35, B2. Au final, j'en ai réparé avec les moyens du bord.

La maquette est très bien détaillée, plusieurs parties du canon sont forts bien reproduites, cependant, j'ai eu le malheur d'aller sur ces deux excellents sites : http://www.maquetland.com (de notre ami Claude Balmefrezol) et http://www.tanxheaven.com. Je vous laisse deviner la suite, ce devait être un petit projet pépère et comme d'habitude, on tombe dans le détail !

1/ Canon et culasse

Cette première étape débute par l'assemblage du Breechclock (culasse), la barrure est très bien détaillée mais elle est composée de 2 morceaux avec ses rainures. Essayer de faire disparaître la ligne de moulage n'est pas une mince affaire, si l'on veut laisser la chambre ouverte. C'était mon intention mais le résultat ne me satisfaisait pas du tout. La décision fut prise pour fermer le tout. Dommage !

J'ai rajouté l'anneau de la détente servant à la mise à feu ainsi que le cordon (1) . Il faudra bien faire attention de ne pas se tromper lors du collage du bras de culasse, le plan vous suggère les 2 positions : ouverte ou fermée.

 

Figure 1 - Détail de la culasse

 

Les choses sérieuses débutent enfin; le montage du canon. Le kit fourni un tube en aluminium tourné, l'assemblage est assez simple. Le seul bémol réside dans la multitude des pastilles d'injection, une véritable épidémie. Il y en a de partout et souvent dans des endroits difficiles d'accès, les images parlent d'elles-mêmes, le Green Putty était de sortie ce jour là.

Lors des premiers essais, à froid, du canon dans le glissière, il a fallu poncer l'intérieur du guide car le canon ne coulisse pas bien. Un ajustement s'impose car pour les étapes de peinture, il est préférable de ne pas fixer le canon pour peindre de partout.

 

2/ L'affût et la fourche

Une étape longue, le “masticage”(3) s'est effectué en plusieurs étapes afin d'avoir un meilleur fini. J'ai utlisé pour la 1ère fois du Mr Surface 1000 et 1200 (un savant mélange de putty liquide qui s'applique au pinceau comme de la peinture de couleur gris pâle.)

Voci un bref aperçu du masticage.

 

La crémaillière est fidèlement reproduite dans le kit, il manque cependant une série de rivets à rajouter qui soutiennent le rail cranté qui permet au canon de changer d'angle horizontal. L'assemblage s'est bien déroulé mais des joints disgracieux, sutout en façade, sont à faire disparaître. La fourche, composée des 2 bras et des ancrages (bèches), ne pose aucun problème au montage.

3/ Les charriots

Fastidieuse étape, qui débute en 7ième partie sur le plan de montage, fini les vacances !!!

Je me suis surtout appliqué dans le détaillage du système hydraulique par l'ajout des différents tuyaux amenant l'huile aux divers réservoirs. Cette séquence était indispensable car le charriot fourmille de détails, de plus, devant l'abondance des photos du formidable site Tanx Heaven http://www.tanxheaven.com, ne rien faire aurait été impardonnable.

Voici 2 vues du charriot.

Vue de l'ensemble.

Cependant, il est fortement déconseillé de suivre les étapes proposées à la lettre par le plan car, lors de l'assemblage de la suspension vous risquez de prendre les nerfs. Il est bond de mentionner que la majorité des pièces B34/B35 (tendeurs) sont très mals fixées à la grappe à cause de leur finesse. Ceux qui ont le kit comprendront en observant les dites pièces.

Le second charriot (Towing trailer) a bénéficié aussi de quelques ajouts d'écrous ici et là et des attaches pour les câbles électriques des feux de route.

Eh oui, lorsque tracté, l'ensemble est doté de feux de position, de lumières de frein.... Je n'ai pas mis les câbles électriques car souvent endommagés lors des multiples déploiments de la pièce, les artilleurs ne les remplacaient pas toujours.

Quelques-unes des améliorations apportées ici et là.

 

La mise en peinture

Côté peinture, rien de compliqué, c'est tout vert ! En effet, le matériel américain depuis la Seconde Guerre mondiale est de couleur vert olive (olive drab), sauf exception.

Avant de mettre ce beau vert, j'ai pulvérisé un primer blanc en cannette de chez Citadelle, afin de voir d'éventuels défauts et ainsi colorer le green putty.

J'ai fait mon propre mélange d'olive drab, composé de Tamiya XF-51(50%) + XF-62(30%) + XF-5(10%) + XF-57(10%) et une pointe de jaune XF-4. J'en ai fait une bonne quantité en prévision d'éventuels projets U.S.

Le travail de peinture est facilité car le canon est peint en section, comme je l'avais mentionné plut tôt. Ensuite, on assemble le tout après séchage complet. Vient, maintenant, les séances de vieillissement, j'utilise toute une panoplie de produits. Pour ma part, l'école espagnole donne les meilleures résultats. Pour les zones sombres, un mélange de pastels secs; noir et de terre de Sienne brûlée est appliqué à sec au pinceau, pas besoin de porter un soin particulier. Ensuite, une fois cette longue étape achevée, je badijonne du diluant à peinture à l'huile, à l'aide d'un pinceau large et plat. Dès que le pastel est imbibé il se place automatiquement dans les recoins. C'est une méthode simple, j'accélère le séchage en soufflant de l'air avec l'aéographe.

J'effectue ensuite le picotage du modèle avec de la peinture à l'huile comme du : blanc, bleu royal, terre de Sienne, rouge de Mars... Chacun a sa propre recette que l'on étend avec un pinceau plat au préalable trempé dans le diluant, pas trop car on veut former des coulisses.

Dernière étape, les pigments afin "d'empoussiérer" le kit. Si vous voulez simuler de la boue, pour ma part, je mélange les pigments avec de la colle blanche et un peu d'eau et du plâtre. On obtient une texture boueuse que l'on applique. Pour plus de réalisme, il est fortement conseillé de soupoudrer des pigments secs sur les zones au préalable enduites. Moi, j'effectue cette étape lors de la mise en situation sur la base. Dans mon cas la position de tir, en Corée, le canon était un peu enterré afin d'avoir une meilleure assise pour les bèches, de plus deux bèches supplémentaires sont déployées sous l'affût car, le recul d'un 155mm n'est pas négligeable.

Voici la photo qui m'a inspirée.

 

En espérant avoir piqué votre curiosité sur les gros canons, modèles encore trop rares dans les expositions. Si vous avez d'autres interrogations, n'hésitez pas à me contacter par mail ou sur le forum.

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