Republic P-47N "Thunderbolt"
Texte & photos :Marc Laplante
Échelle : 1/48
Kit :Pro-Modeler no. 5929

Historique :
Plusieurs avions ont fait leur marque dans le monde de l'aviation et en particulier durant la 2e Guerre Mondiale. Le P-47 fut l'un de ceux là. Un total de
près de 16,000 appareils de différentes versions furent construits pour l'aviation Américaine mais aussi pour les Britanniques et les Français. Le surnom de
JUG, abréviation de Juggernaut (mastodonte) lut fut donné en considération de sa forme et de son poids par rapport aux autres chasseurs servant au même
moment durant ce conflit.
Le P-47N est la dernière version construite de ce genre d'appareil. Il était utilisé pour les opérations de longue distance et d'accompagnement des
bombardiers. La forme de ses ailes a donc été modifiée à cet effet afin de faire passer la capacité des réservoirs de carburant de 305 gl. U.S. dans le cas
du P-47D à 556 gl. U.S. Des réservoirs extérieurs assuraient l'emport de 1236 gl U.S. supplémentaires ce qui leur permettaient des missions d'une autonomie
de 9 hrs. Pour palier à ces modifications le constructeur ajouta une pièce dorsale de dimensions plus importantes que sur les derniers P-47D pour en
améliorer la manoeuvrabilité.

La maquette :
Je m'étais procuré cette version du P-47 il y a bien longtemps, mais j'avais d'autres priorité sur mes réalisations à faire et la planche de décalques
incluse dans la boîte est assez médiocre. Dernièrement j'ai acquis une belle planche de la cie Three Guys Replica permettant de réaliser 3 appareils ayant
servis dans le Pacifique Sud et ce fut le prétexte pour se remettre à l'ouvrage.
La maquette en elle même est moyenne par rapport au standard actuel des marques japonaises mais par contre les gravures sont en creux (un peu trop appuyés),
le cockpit est très ordinaire et il faudra compter le remplacer. Une des difficultés majeures du montage, excluant le jointage de certaines pièces, réside
dans l'assemblage mono pièce des jambes de train avec les puits de train et qui doivent être montées au tout début du montage, il en est de même pour les
trappes , il faudra donc porter une attention supplémentaire lors des manipulation afin de ne pas les casser (une idée un peu farfelue du constructeur).
Pour le reste, le montage se fait en suivant la notice et en utilisant à certains endroits un peu de putty pour assurer un joint parfait. Comme mentionné
auparavant j'ai remplacé le cockpit par un ensemble True Details pour P-47N. Les roues ont aussi fait place à un set Ultracast. Ces 2 ensembles sont un
plus incontestable pour obtenir une apparente remarquée.

Peinture et finition :
Mon choix s'est rabattu sur le P-47N-2 RE du Lt Schmidt appartenant au 463 Fighter Sqn du 507 Fighter Group, son appareil s'agrémentait d'une effigie
d'une indienne dévêtue et l'identification Chautauqua en honneur de sa ville natale dans l'état de New-York L'avion porte les marques de l'escadron de
chasse soit la queue jaune munie de triangles bleu clair ainsi que des bandes jaunes sur le dessus et le dessous des ailes. L'ensemble de l'appareil a
une livrée aluminium avec une bande anti-reflet vert olive drab.
Les couleurs du type métallique sont très difficile à appliquer, c'est pourquoi il faudra s'assurer que la finition soit parfaite, cette peinture a aussi
le désavantage d'être aussi facilement enlevable lorsque l'on applique des bandes caches ( même celle de Tamiya) pour permettre la mise en place des autres
couleurs, il faut donc apporter une attention toute particulière lors que l'on procède ainsi ou bien on commence à l'inverse en débutant par les autres
teintes et terminer par les couleurs métalliques.
On poursuit le travail par la modification des teintes de certains panneaux, on applique une couche d'un clear brillant, suivi de la mise en place des
décalques à l'aide d'assouplissant, on ajoute la seconde couche indispensable de clear pour les protéger, on accentue la visualisation des lignes de
structure, on mets en évidence les traînées d'échappement, on procède à l'ajout de salissures diverses et de coulisses d'huile et on termine par
l'application d'un jus Smoke Tamiya dans les essieux des roues et voilà le tour est joué.

Conclusion :
Malgré que cette maquette a certains points faibles dans la méthode de fabrication et au niveau de certains jointages on obtient avec un peu de minutie,
une mise en peinture soignée et une patine bien réalisée, une maquette qui mérite une place bien en vue dans notre vitrine.


Marc Laplante
Décembre 2006
Merci à tous et Bon Modelling!!! à Bientôt... Consulter le calendrier pour savoir ce qui s'en vient Voir le calendrier
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